«Laudato si ', la première encyclique sur l'environnement

"Laudato si ', sur les soins de la maison commune". C'est le titre de l'Encyclique du Pape François sur les questions environnementales qui a été publiée aujourd'hui. Le point central? "La terre est blessée, une conversion écologique est nécessaire". Voici ce que dit l'encyclique et comment la lire dans son intégralité.

C'est une encyclique pour tout le monde, pas seulement pour les chrétiens. C'est une lettre très importante car pour la première fois l'Église catholique publie un document officiel sur les questions de l'environnement et de sa protection.

Ce n'est pas que les ecclésiastiques et les chrétiens n'aient jamais considéré le thème (par exemple, Saint François d'Assise en 1200, qui est mentionné précisément dans le titre de l'encyclique). Mais le document d'aujourd'hui fait partie de l'enseignement de l'Église (c'est-à-dire l'enseignement). C'est la voix officielle et faisant autorité de l'Église catholique.

L'encyclique a été écrite personnellement par le pape François (avec plusieurs experts et scientifiques) et - quelques jours avant la promulgation - elle a été envoyée par e-mail à tous les évêques (et il y en a des milliers).

Mais - la prémisse est incontournable - ce n'est pas un document scientifique, c'est un document spirituel qui invite d'abord à une "conversion écologique". La protection de l'environnement est liée à la justice pour les pauvres et à la solution aux problèmes d'une économie qui ne recherche que le profit. Les trois questions ne peuvent être dissociées et, en fait, le thème environnemental est traité par François dans un contexte plus large, celui de la doctrine sociale de l'Église.

Mais que dit ce document - que vous pouvez télécharger et lire en cliquant ici - divisé en 6 chapitres et 246 paragraphes?

10 choses que nous avons comprises de l'encyclique du pape François sur l'environnement

Le point de départ est l'analyse des données scientifiques mais le pape François ne veut pas intervenir dans le débat scientifique ni établir dans quel pourcentage du réchauffement climatique est provoqué par l'homme. Ces thèmes sont l'apanage des scientifiques uniquement. Mais Francesco explique qu '"il existe un consensus scientifique très cohérent qui indique que nous sommes en présence d'un réchauffement inquiétant du système climatique", dû en grande partie à la forte concentration de gaz à effet de serre.

L'humanité doit "prendre conscience de la nécessité de changer les modes de vie, la production et la consommation".

Le Pape prend en considération la fonte des glaces et la perte de biodiversité. Les impacts les plus importants "devraient toucher les pays en développement au cours des prochaines décennies".

"Par conséquent, l'élaboration de politiques est devenue urgente et urgente afin que les émissions de dioxyde de carbone et d'autres gaz hautement polluants soient considérablement réduites dans les années à venir".

L'image que François raconte dans le premier chapitre de son encyclique est déprimante: détérioration de la qualité de vie humaine et dégradation sociale.

Le point de vie du pontife est celui d'un théologien: François rappelle que "l'environnement humain et l'environnement naturel se dégradent ensemble", touchant les plus faibles. Des problèmes qui "ne trouvent pas suffisamment d'espace dans les agendas du monde".

Toilettage politique. Les paroles de François ne permettent pas de remises: six mois après la prochaine conférence sur le climat, le pontife invite les grands de la Terre à changer de registre, à faire des progrès considérables: il dénonce "la faiblesse de la réaction politique internationale" et "très facilement le l'intérêt économique vient de prévaloir sur le bien commun et de manipuler l'information pour ne pas voir ses projets affectés ».

Il existe une "dette écologique" entre le Nord et le Sud: "Le réchauffement provoqué par l'énorme consommation de certains pays riches a des répercussions dans les endroits les plus pauvres de la terre". Les pays développés doivent contribuer à "résoudre cette dette écologique". Comme, comment? Le pontife suggère de limiter "la consommation d'énergie non renouvelable de manière importante". Alors que les pays les plus pauvres "ont moins de chances d'adopter de nouveaux modèles pour réduire l'impact environnemental".

Ces situations nécessitent un "système réglementaire qui comporte des limites inviolables et assure la protection des écosystèmes".

"Les puissances économiques continuent de justifier le système mondial actuel, où prévalent la spéculation et la recherche de revenus financiers", aujourd'hui "tout ce qui est fragile, comme l'environnement, reste sans défense au regard des intérêts du marché déifié, transformé en règle absolue ». Face à l'épuisement de certaines ressources, "un scénario favorable à de nouvelles guerres, masqué par de nobles revendications" se crée. La politique devrait être plus prudente, mais le «pouvoir lié à la finance» résiste à ces efforts.

Diversité des vues. Le Pape reconnaît qu'il existe une diversité d'opinions sur la situation et les solutions possibles. Il cite deux extrêmes: ceux qui soutiennent que "les problèmes écologiques seront résolus simplement avec de nouvelles applications techniques, sans considérations éthiques ni changements fondamentaux". Et qui estime "que l'espèce humaine, avec n'importe laquelle de ses interventions, ne peut être qu'une menace et compromettre l'écosystème mondial, il est donc préférable de réduire sa présence sur la planète". Sur de nombreuses questions concrètes, l'Église "n'a aucune raison de proposer un mot définitif", "mais il suffit de regarder la réalité avec sincérité pour voir qu'il y a une grande détérioration dans notre maison commune".

Le point de vue de l'encyclique dans la suite du document est la responsabilité morale des hommes qui - avec leurs comportements - affectent l'environnement, la pollution, le réchauffement climatique et - finalement - comment nous pouvons empêcher tout cela. Et le pape appelle chacun à une conversion écologique. Le Pape nous invite à changer de cap: à nous engager pour la sauvegarde de l'environnement, notre maison commune. Et il dit que la pollution, contribuant au réchauffement climatique, à la déforestation est - après tout - un péché.

La partie théologique. Lorsque le pape, à partir du deuxième chapitre, introduit les aspects de la foi, il le fait avec un préambule très clair: «pourquoi insérer dans ce document, adressé à toutes les personnes de bonne volonté, un chapitre faisant référence aux convictions de foi? Je suis conscient que, dans le domaine de la politique et de la pensée, certains rejettent avec force l'idée d'un Créateur, ou la jugent hors de propos, au point de reléguer à la sphère de l'irrationnel la richesse que les religions peuvent offrir pour une écologie intégrale et pour le plein développement de l'humanité. D'autres fois, ils sont censés constituer une sous-culture qui doit simplement être tolérée. Cependant, la science et la religion, qui offrent des approches différentes de la réalité, peuvent entrer dans un dialogue intense et productif pour les deux ".

Comme l'explique le théologien Bruno Forte dans l'introduction de l'encyclique dans l'édition en vente en librairie

À partir de l'aperçu tracé, le pape François reprend dans le deuxième chapitrequelques arguments issus de la tradition judéo-chrétienne. Elle le fait dans le plus grand respect des positions de chacun: «Si l'on prend en compte la complexité de la crise écologique et ses multiples causes, il faut reconnaître que les solutions ne peuvent venir d'une seule manière d'interpréter et de transformer la réalité. Il faut aussi recourir aux différentes richesses culturelles des peuples, à l'art et à la poésie, à la vie intérieure et à la spiritualité […]. De plus, l'Église catholique est ouverte au dialogue avec la pensée philosophique, ce qui lui permet de produire diverses synthèses entre foi et raison »(n. 63). Le témoignage des histoires bibliques, les défis posés par le mystère de l'univers, la pertinence de chaque créature dans l'harmonie de toute la création, l'urgence d'une communion universelle sont présentés ci-dessous.la prise de conscience théologiquement fondée de la destination commune des biens, jusqu'à la présentation du regard de Jésus sur le monde et l'humanité qui l'habite. A l'écoute de l'exégèse la plus ressentie, le pape François nous rappelle que les textes bibliques, lus "dans leur contexte, avec une herméneutique correcte, [...] nous invitent à cultiver et protéger le jardin du monde (cf. Gn 2, 15). Alors que "cultiver" signifie labourer ou travailler une terre, "garder" signifie protéger, soigner, préserver, conserver, superviser. Cela implique une relation de réciprocité responsable entre l'être humain et la nature "(n. 67). [...]avec une herméneutique correcte, […] nous invitons à cultiver et protéger le jardin du monde (cf. Gn 2, 15). Alors que «cultiver» signifie labourer ou travailler une terre, «garder» signifie protéger, soigner, préserver, conserver, superviser. Cela implique une relation de réciprocité responsable entre l'être humain et la nature "(n. 67). [...]avec une herméneutique correcte, […] nous invitons à cultiver et protéger le jardin du monde (cf. Gn 2, 15). Alors que «cultiver» signifie labourer ou travailler une terre, «garder» signifie protéger, soigner, préserver, conserver, superviser. Cela implique une relation de réciprocité responsable entre l'être humain et la nature "(n. 67). [...]

Dans le troisième chapitrel'Encyclique plonge dans les racines de la situation actuelle, afin d'en saisir non seulement les symptômes mais aussi les causes profondes. Une observation de base contextualise l'analyse: «L'humanité n'a jamais eu autant de pouvoir sur elle-même et rien ne garantit qu'elle l'utilisera bien, surtout compte tenu de la manière dont elle est utilisée» (n. 104). Un grand risque réside dans la mentalité qu'une énorme croissance technologique a contribué à propager: «Ce qui est intéressant, c'est d'extraire tout ce qui est possible des choses à travers l'imposition de la main humaine, qui tend à ignorer ou à oublier la réalité de ce qu'elle possède. avant. Pour cette raison, l'être humain et les choses ont cessé de se serrer la main, devenant à la place des prétendants "(n. 106).La conscience a fait son chemin "un rêve prométhéen de domination sur le monde qui a donné l'impression que le soin de la nature est une chose faible. Au lieu de cela, l'interprétation correcte du concept de l'être humain en tant que seigneur de l'univers est celle de le comprendre comme administrateur responsable "(n. 116). Le relativisme pratique s'oppose à cette responsabilité, qui donne la priorité absolue aux intérêts contingents et néglige les perspectives à long terme. Au contraire, un juste sens des responsabilités est favorisé par l'attention portée à la dignité du travail: «Dans tout cadre d'écologie intégrale, qui n'exclut pas l'être humain, il est essentiel d'intégrer la valeur du travail [...].Au lieu de cela, l'interprétation correcte du concept de l'être humain en tant que seigneur de l'univers est celle de le comprendre comme administrateur responsable "(n. 116). Le relativisme pratique s'oppose à cette responsabilité, qui donne la priorité absolue aux intérêts contingents et néglige les perspectives à long terme. Au contraire, un juste sens des responsabilités est favorisé par l'attention portée à la dignité du travail: «Dans tout cadre d'écologie intégrale, qui n'exclut pas l'être humain, il est essentiel d'intégrer la valeur du travail [...].Au lieu de cela, l'interprétation correcte du concept de l'être humain en tant que seigneur de l'univers est celle de le comprendre comme administrateur responsable "(n. 116). Le relativisme pratique s'oppose à cette responsabilité, qui donne la priorité absolue aux intérêts contingents et néglige les perspectives à long terme. Au contraire, un juste sens des responsabilités est favorisé par l'attention portée à la dignité du travail: «Dans tout cadre d'écologie intégrale, qui n'exclut pas l'être humain, il est essentiel d'intégrer la valeur du travail [...].un juste sens des responsabilités est favorisé par l'attention portée à la dignité du travail: «Dans tout cadre d'écologie intégrale, qui n'exclut pas l'être humain, il est essentiel d'intégrer la valeur du travail [...].un juste sens des responsabilités est favorisé par l'attention portée à la dignité du travail: «Dans tout cadre d'écologie intégrale, qui n'exclut pas l'être humain, il est essentiel d'intégrer la valeur du travail [...].

Le quatrième chapitrede l'Encyclique se consacre à la proposition d'une écologie qui, dans ses différentes dimensions, intègre la place spécifique que l'être humain occupe dans ce monde et ses relations avec la réalité qui l'entoure. Partant du principe que «tout est connecté» (n. 138), nous en déduisons que la nature ne peut être considérée «comme quelque chose de séparé de nous ou comme un simple cadre de notre vie. Nous y sommes inclus, nous en faisons partie et nous sommes interpénétrés par lui. Les raisons pour lesquelles un lieu est pollué nécessitent une analyse du fonctionnement de la société, de son économie, de son comportement, de ses façons de comprendre la réalité »(n. 139). Il est donc nécessaire de rechercher des solutions intégrales ", qui prennent en compte les interactions des systèmes naturels entre eux et avec les systèmes sociaux. Il n'y a pas deux crises distinctes,une crise environnementale et une autre sociale, mais une crise socio-environnementale unique et complexe. Les lignes directrices de la solution nécessitent une approche intégrale pour lutter contre la pauvreté, redonner la dignité aux exclus et en même temps prendre soin de la nature "(ibidem). Il résulte de l'inséparabilité de l'écologie environnementale, économique et sociale de l'écologie culturelle, qui investit les mentalités et exige le respect non seulement de la nature mais aussi du patrimoine historique, artistique et culturel d'une communauté ou d'un peuple, souvent également menacé ( n. 143), et l'écologie de la vie quotidienne, qui implique chaque habitant de la planète dans ses habitudes et ses comportements. Dans cette optique, le pape François propose des réflexions très significatives sur une éventuelle "théologie de la ville" et sur ses conséquences,à prendre en compte: "Il faut prendre soin des espaces publics, des tableaux en perspective et des repères urbains qui augmentent notre sentiment d'appartenance, notre sentiment d'enracinement, notre" sentiment de chez soi "au sein de la ville qui il nous contient et nous unit "(n. 151). [...]

Le cinquième chapitre propose quelques lignes d’action en relation avec les défis et les tâches esquissées: l’idée clé est celle du dialogue, à partir de celui sur l’environnement dans la politique internationale, à celui visant l’élaboration de nouvelles politiques nationales et locales, au le dialogue comme méthode indissociable de la transparence des processus de décision, à celle entre politique et économie en vue de promouvoir l'humain, jusqu'au dialogue entre religions et sciences au service de la cause écologique. La condition préalable à ces différentes formes de dialogue est de "concevoir la planète comme une patrie et l'humanité comme un peuple qui vit dans une maison commune [...].

L'interdépendance nous oblige à penser à un monde unique, à un projet commun "(n. 164), notamment pour favoriser la" transition énergétique "et l'option partagée des énergies renouvelables. A cet égard, Francesco n'hésite pas à dénoncer comment dans ce domaine, "les négociations internationales ne peuvent pas progresser de manière significative en raison des positions des pays qui privilégient leurs intérêts nationaux sur le bien commun mondial" (n. 169), et exprime une fois de plus sa préoccupation pour les peuples et catégories les plus faibles de la planète. "Encore une fois, il pleut toujours sur le mouillé" (n. 170). Ici, l'encyclique réaffirme l'urgence indiquée par Benoît xvi et par plusieurs de ses prédécesseurs pour parvenir à une autorité politique mondiale capable d'intervenir sur les choix qui concernent le bien de tous et protègent les plus pauvres,sans moyens d'expression et de défense (n. 175). «La grandeur politique - observe le Pape - se manifeste lorsque, dans les moments difficiles, nous travaillons sur la base de grands principes et pensons à long terme au bien commun» (n. 178). La responsabilité vis-à-vis de l'environnement et des générations présentes et futures doit être alliée à la clairvoyance, à la capacité parfois même de reculer ou de ralentir les rythmes excessifs, avec le choix de la sobriété comme valeur indissociable de la solidarité. C'est dans la proposition et l'exercice de ces pratiques que les religions peuvent jouer un rôle fondamental pour surmonter la crise écologique mondiale.178). La responsabilité vis-à-vis de l'environnement et des générations présentes et futures doit être alliée à la clairvoyance, à la capacité parfois même de reculer ou de ralentir les rythmes excessifs, avec le choix de la sobriété comme valeur indissociable de la solidarité. C'est dans la proposition et l'exercice de ces pratiques que les religions peuvent jouer un rôle fondamental pour surmonter la crise écologique mondiale.178). La responsabilité vis-à-vis de l'environnement et des générations présentes et futures doit être alliée à la clairvoyance, à la capacité parfois même de reculer ou de ralentir les rythmes excessifs, avec le choix de la sobriété comme valeur indissociable de la solidarité. C'est dans la proposition et l'exercice de ces pratiques que les religions peuvent jouer un rôle fondamental pour surmonter la crise écologique mondiale.

Le dernier chapitre, le sixième, s'intitule "éducation et spiritualité écologique": elle s'éloigne du besoin de changement que l'humanité ne peut manquer de ressentir au regard des enjeux et des enjeux que représente la sauvegarde de la création. Tout d'abord, il faut se concentrer sur un autre style de vie, éduquer l'alliance entre l'humanité et l'environnement, stimuler ce que l'on peut appeler la "conversion écologique", qui seule sera le signe avant-coureur d'une vraie joie et d'une paix durable. L'amour civil et politique doit croître dans les consciences, être nourri chez les croyants par la richesse des signes sacramentels et l'expérience du repos festif enseigné par la tradition biblique. À la base de tout, cependant, il doit y avoir une perception renouvelée de la relation entre la Trinité divine et la relation entre les créatures,qui y trouvent le modèle exemplaire et la source de la force nécessaire pour soutenir la solidarité et les comportements responsables envers le bien de tous. «Lorsque les gens deviennent autoréférentiels et s'isolent dans leur conscience, ils augmentent leur cupidité. Plus le cœur de la personne est vide, plus elle a besoin d'objets pour acheter, posséder et consommer »(n. 204). [...]

Le défi environnemental rejoint ainsi le défi éducatif, basé sur la possibilité d'être personnel pour prendre conscience de ses propres responsabilités et agir en conséquence de manière écologiquement durable et solidaire, surtout au sein de la famille. Il faut créer une "citoyenneté écologique" dans laquelle nous nous aidons à "prendre soin de la création par de petites actions quotidiennes [...] au point de façonner un style de vie" (n. 211). Il faut développer une véritable "spiritualité écologique", fondée à la suite de Jésus, dont François d'Assise est un témoignage éloquent: "Vivre la vocation d'être les gardiens de l'œuvre de Dieu est une part essentielle d'une existence vertueuse, elle ne constitue pas quelque chose de facultatif et même pas un aspect secondaire de l'expérience chrétienne "(n. 217).Vous pouvez vraiment découvrir dans ce domaine combien il est vrai que "moins c'est plus [...]. La spiritualité chrétienne offre une croissance dans la sobriété et une capacité de jouir avec peu. C'est un retour à la simplicité qui nous permet de nous arrêter et de goûter les petites choses "(n. 222). Cette spiritualité est fortement nourrie par la participation aux événements sacramentels et en particulier à l'Eucharistie, qui "est une source de lumière et de motivation pour nos préoccupations environnementales, et nous incite à être les gardiens de toute la création" (n. 236 ), en particulier dans la célébration dominicale et festive, où l'espace de repos et de célébration nous aide à goûter le don de Dieu dans toute la création (cf. n. 237).On vit ainsi comment l'univers vit dans le ventre de la Trinité et le Dieu vivant s'offre dans toutes ses créatures à la reconnaissance et à l'adoration de sa transcendance et de sa providence (cf. nn. 238-240). Le modèle de la créature qui perçoit tout cela dans l'humilité et l'amour est la Vierge Mère Marie, «Mère et Reine de toute la création. Dans son corps glorifié, avec le Christ ressuscité, une partie de la création a atteint la plénitude de sa beauté. Elle garde non seulement dans son cœur toute la vie de Jésus, qu'elle a soigneusement gardée, mais maintenant elle comprend aussi le sens de toutes choses. Nous pouvons donc vous demander de nous aider à regarder ce monde avec des yeux plus sages "(n. 241).«Mère et reine de toute la création. Dans son corps glorifié, avec le Christ ressuscité, une partie de la création a atteint la plénitude de sa beauté. Elle garde non seulement dans son cœur toute la vie de Jésus, qu'elle a soigneusement gardée, mais maintenant elle comprend aussi le sens de toutes choses. Nous pouvons donc vous demander de nous aider à regarder ce monde avec des yeux plus sages "(n. 241).«Mère et reine de toute la création. Dans son corps glorifié, avec le Christ ressuscité, une partie de la création a atteint la plénitude de sa beauté. Elle garde non seulement dans son cœur toute la vie de Jésus, qu'elle a soigneusement gardée, mais maintenant elle comprend aussi le sens de toutes choses. Nous pouvons donc vous demander de nous aider à regarder ce monde avec des yeux plus sages "(n. 241).

L'encyclique se termine par des textes de contemplation simples et profonds: en particulier, François propose deux prières, l'une offerte à tous les croyants, la seconde spécifiquement aux chrétiens. Une fois de plus émerge la sensibilité dialogique de ce pape, qui a écrit les pages de Laudato si 'avec une attention constante à l'autre, à la fois à l'expert des questions environnementales et à toute personne désireuse du bien commun, à la fois au croyant non chrétien, cela au disciple de Jésus-Christ. Un aspect particulièrement pertinent de l'Encyclique est donc d'avoir donné la parole à la collégialité: il existe de nombreux documents d'épiscopats entiers cités également pour de longs développements dans le texte, la voix des peuples et des situations qui dans les différents les continents mettent en garde contre l'urgence d'une conversion écologique impliquant l'ensemble du «village planétaire».La citation d'authentiques prophètes de l'ère moderne, souvent ignorés ou marginalisés, tels que le grand jésuite, philosophe, anthropologue et théologien Pierre Teilhard de Chardin, ou le penseur italo-allemand Romano Guardini, très étudié et aimé par Jorge Mario Bergoglio, est également pertinente. , ou le philosophe protestant Paul Ricoeur. Une encyclique pour les catholiques, bien sûr, mais capable de vraiment parler à tout le monde, parce que notre maison commune concerne chaque personne humaine et personne ne peut se faire passer pour responsable. De plus, la pertinence et la justesse de l'analyse dont le texte s'éloigne, la force de la dénonciation politique qu'il propose, la rigueur des motivations données aux propositions faites, à la fois rationnelles et proprement théologiques-spirituelles,les implications existentielles qui sont suggérées font de cette encyclique un cadeau et une provocation à l'humanité tout entière, à laquelle il me semble que personne ne peut moralement échapper.

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